Mon prochain séjour au Japon se précise. J'ai réservé mon billet aller-retour, mes hébergements, acheté les yen, chargé la Suica... Décollage le 14 mars 2026, direction Kyōto...
Bref, il ne reste plus qu'à attendre le départ... Enfin presque...
Je ne devais pas partir en 2026... J'avais plutôt prévu un grand voyage d'un mois et demi en 2027, avec Kyōto et Nagoya comme bases. Mais avec le travail, difficile de partir aussi longtemps, et le fait de ne pas vouloir attendre un an de plus m'a fait changer mes plans. Certes, je suis bien conscient d'être quelque peu privilégié, partir au Japon a un coût, mais j'en ai déjà parlé dans mes bilans 2023 et 2025. Je ne vais pas me justifier.
Je suis déjà allé à Kyōto en 2017, mais, au final, entre les visites des autres villes et le temps imparti à l'ancienne capitale impériale dans le séjour total, je n'y ai pas passé beaucoup de temps, 2 jours tout au plus. Toutefois, si Kyōto est le camp de base principal de ce séjour, j'y reste près de trois semaines, la visite de la ville n'en occupe que 6,5 jours (sans compter les soirées).
L'Histoire du Japon me fascine, beaucoup d'articles de ce blog y font référence, et l'architecture féodale également. Notamment celle des châteaux qui a énormément évolué entre le début de la période Sengoku et celle d'Edo. Les infrastructures n'ayant, finalement, plus la même fonction. Je vous renvoie vers mon article sur le sujet.
Bref, je profite de ce voyage pour visiter une vingtaine de sites, dont vous trouverez la liste sur la carte. Cela part de ruines, plus ou moins conservées, comme Yodo-jō à Kyōto, construit sur l'ordre de Tokugawa Hidetada, pour remplacer Fushimi-jō démantelé la même année, que je vais également visiter - du moins le parc car la réplique du château est fermée -, en passant par des reconstructions, à l'instar d'Ōsaka-jō et Hiroshima-jō, et, bien entendu, des Trésors Nationaux, comme Himeji-jō et Hikone-jō.
À ceux-ci s'ajoutent des statues de Bouddha, comme le Daibutsu du Todai-ji à Nara - pour la petite histoire, en 2017, nous avions abandonné la visite du parc de Nara à cause d'un typhon... Je devais aller à Kobe voir le Hyōgo Daibutsu, mais j'ai remplacé la ville par Nagoya. Cette ville doit faire l'objet d'un prochain séjour, j'ai beaucoup de lieux assez proches qui m'attirent particulièrement, comme la plaine de Sekigahara ou Kiyosu et Gifu. Mais je voulais au moins y passer une journée, ne serait-ce que pour le château (et en profiter pour voir un ou deux Bouddha répertoriés dans la ville). Pour Kobe, ce sera pour une prochaine fois...
On n'oublie pas les temples et sanctuaires, Kyōto en regorge... Beaucoup sont victimes du surtourisme, il faudra, peut-être, trouver des parades. C'est réglé pour l'un des plus connus, je vous invite à vous reporter au paragraphe concernant l'hébergement... Citons les cinq Grands temples, Tenryu-ji, Shōkoku-ji, Kennin-ji, Tōfuku-ji et Manju-ji. Sans oublier, le Kiyomizu-dera, le Kinkaku-ji... et j'en passe.... Selon le site Kanpai !, l'ancienne capitale compterait environ 1 700 temples et 400 sanctuaires. Pour ma part, j'en ai déjà prévu... une quarantaine...
Bien entendu, je suis conscient que je ne pourrai pas tout visiter, passer de bonnes vacances reste la priorité.
Comme d'habitude, je terminerai ce séjour à Tōkyō. J'aurais pu passer par l'aéroport du Kansai, mais j'aime trop la capitale japonaise pour ne pas y passer 2-3 jours. D'autant que je vais retourner à Hachioji pour visiter les ruines du château éponyme et, certainement, faire une randonnée. Peut-être retourner au Mont Takao, qui sait ?
Si vous avez lu mon article sur les changements à venir pour les touristes au Japon en 2026, vous savez déjà que le prix du billet a beaucoup augmenté... Je privilégie les directs, donc cela limite le nombre de compagnies possibles... à savoir Air France, Japan Airlines (JAL) et All Nippon Airways (ANA).
Au final, je paye près de 60% plus cher qu'en 2017...
J'ai choisi ANA. J'ai déjà volé avec eux et si l'horaire de retour est contraignant, avec un décollage à 9 h 35 de Tōkyō, le service à bord est irréprochable. J'aurais préféré avoir un siège en avant, devant la cloison, pour être à mon aise... Mais je m'y suis pris trop tard. Pour information, sachez que les sièges situés près des issues de secours sont interdits aux enfants et "réservés" à des passagers pouvant aider en cas de problème, c'est à dire ayant un niveau d'anglais ou de japonais suffisant pour comprendre les consignes et dont la forme physique pourrait être utile. On repassera pour mon niveau linguistique... Donc, j'ai préféré faire l'impasse... Après, je ne sais pas ce que pourrait faire le personnel de bord si vous ne remplissez pas les "conditions".
J'ai loué des appartements, beaucoup moins chers que les hôtels (n'oublions pas que nous serons proches d'Hanami, donc les prix flambent) À Kyōto, si le prix est assez élevé pour une personne seule, 70€ la nuit, la proximité avec le Fushimi Inari Taisha m'a convaincu. Je suis littéralement à 3 minutes à pied de ce qui est, pour moi, le plus beau des sanctuaires, avec ses milliers de torii. D'ailleurs, lisez mon article à ce sujet... 7 minutes de train de la gare principale, voire 40 minutes à pieds (idéal pour rentrer tranquillement le soir) dans un quartier assez calme... Que demander de plus ?
L'hébergement dispose d'une machine à laver, ce qui me permettra de partir avec moins de vêtements que prévu. Je ne me rappelle pas l'avoir déjà écrit. Désolé pour mes amis écologistes, mais je ne reviens pas avec mes vêtements. Toute l'année, je mets ceux qui sont usagés (mais pas non plus dans un état lamentable) de côté pour le Japon. Ainsi, je peux les jeter au fur et à mesure et, ainsi, gagner de la place dans ma valise... Je suis un geek sui se respecte, je ne pourrais jamais revenir sans mes 10 kilos de souvenirs :) En 2026, je laverai, mais arrivé à mi-séjour, je commencerai à jeter. D'ailleurs, faites attention à vos détritus au Japon, on ne plaisante pas avec cela. Si vous passez par un hébergement, comme moi, demandez les jours de collecte pour chaque catégorie... Cela peut vite devenir compliqué.
Pensez à la taxe de séjour si vous allez au Japon. De plus en plus de villes en mettent en place. Souvent, au vu des prix sur Airbnb, par exemple, on en est exempté, mais ce n'est pas toujours le cas. En 2026, je devrai régler 4 400 ¥ au propriétaire du logement de Kyōto, en espèces ou par CB, avant le check-out. Je trouve cela normal, il suffit juste d'y penser lors de la préparation du voyage.
À Tōkyō, je n'ai trouvé qu'un appartement à Suginami, donc un peu excentré, mais tant pis. Et, pour finir, je passe la dernière nuit à Ōta. Ce qui me permettra de rejoindre facilement l'aéroport d'Haneda, vu qu'il faudra que j'y sois à... 6 h 30...
Là, il a fallu calculer. Je prendrai beaucoup le Shinkansen, ne serait-ce que pour me rendre à Kyōto et dans les villes visitées la première semaine, à savoir Kanazawa, Sakai (Fukui), Hiroshima, Himeji, Inuyama et Nagoya. J'ai donc choisi de prendre un Japan rail pass. S'il coûte désormais 100 000 ¥ pour trois semaines, il m'en fera économiser près de 40 000... Le choix est simple.
Attention, je ne compte pas les transports intra-urbains, métro, tramway... S'ils ont un coût, il m'est difficile de le calculer sur la durée, car je privilégie souvent la marche... De plus, le métro tokyoïte n'est pas géré par la JR, donc votre pass est inutile. Tournez-vous vers une carte IC, comme la Suica ou la Passmo.
Le JRP vous permet d'avoir des sièges réservés dans les Shinkansen. Vous pouvez aller au comptoir ou à l'automate, au choix, pour réserver votre siège. Si vous souhaitez voyager dans un wagon non réservé, vous le pouvez. Mais sachez que 1) ceux-ci sont souvent pris d'assaut et 2) il y en a de moins en moins dans les Shinkansen, 2 à 3 en moyenne. Il vous faudra également réserver votre siège dans certains trains, comme les Express Limited.
Pour moi, le cash est roi. Le Japon s'ouvre de plus en plus à la CB et autres paiements dématérialisés, mais ce n'est pas démocratisé, loin s'en faut. Beaucoup de commerçants, dont les restaurateurs, n'acceptent que les espèces. Le combo cash-Suica marche plutôt bien, pour ma part. J'ai acheté mes yen auprès d'un bureau de change en ligne, Or et change pour ne pas les citer. Je passe par eux depuis mon voyage de 2023 et rien à redire, ils gèrent. N'oubliez pas leur frais, environ 4-5% (déjà ajoutés au total), et les ports, 19,90 euros en recommandé ou 29.90 euros par livreur (gratuits au-dessus de 2 800 euros).
Attention, je ne leur fais pas de la pub, je parle de mon expérience, vous êtes libres de passer par la société que vous voulez. J'aurais juste deux conseils : éviter votre banque, souvent plus chère qu'un bureau de change, et les comptoirs dans les aéroports. Si vous avez une option internationale sur votre CB, vous pouvez retirer du cash dans les banques japonaises. Je l'ai fait cette année, et cela m'a coûté environ 200 ¥ de frais pour 20 000 retirés. Il me semble que c'est plus dans les kombini, aux alentours de 400. Comme j'ai une Visa classic, je prend l'option pour un mois auprès de ma banque. Cela me coûte 4€, mais on ne sait jamais (et cela fonctionne aussi si vous rechargez votre Suica en ligne, vu que le paiement se fait en yen).
N'oubliez pas l'assurance. Elle n'est pas encore obligatoire au Japon, mais le gouvernement y songe sérieusement. Si l'archipel est un pays sûr, le risque zéro n'existe pas. Vous pouvez tomber malade, vous casser une jambe... Et les frais hospitaliers, voire une simple visite chez le médecin, peuvent coûter très très chers.
Contrairement aux idées reçues, les assurances des CB ne couvrent pas tout, lisez bien les CGU. Par exemple l'annulation est soumise à des conditions drastiques qu'il est parfois difficile de remplir. Si vous regardez bien ce tableau de la Caisse d'Épargne, la Visa Classic ne couvre rien. Vérifiez si votre assurance couvre, par exemple, les catastrophes naturelles (vous allez au Japon...), les activités à risques... Sachez que, depuis la pandémie, le Covid est pris en charge. Du moins, par toutes celles que j'ai pu consulter. Vous pouvez également ajouter l'assurance annulation, mais le tarif grimpe vite.
Pour ma part, comme j'ai... une Visa Classic, justement, je prends toujours une assurance voyage en sus. Elle couvre beaucoup de choses, comme Chapka ou Heymondo. La panacée n'existe pas, mais multiplier les assurances est inutile, cela peut même entrainer plus de problèmes. Si vous avez une Visa Premier, il est peut-être inutile de souscrire.
Il est également possible de prendre une assurance japonaise, après l'arrivée. Mais je n'en connais aucune.
Pour la connexion, je privilégie désormais la carte Sim. Il est de plus en plus rare de trouver un AirBNB doté d'un Pocket WI-FI et s'il est bien d'avoir internet le soir, moi j'en ai besoin toute la journée, étant un vrai Ryōga, les fans de Ranma ½ comprendront... Pas de pub, mais j'utilise deux forfaits : le premier est l'option internationale Japon de Sosh qui me permet d'avoir 10 Go, 30 minutes d'appel et 50 SMS (envoi/réception). Il faut savoir que les prix des Giga octets hors forfait sont prohibitifs chez tous les fournisseurs français, et je ne parle pas des appels. Surtout, faites le activer la veille du départ ou le jour même, cela évitera les surprises une fois au Japon. Il est valable un mois. Non, je n'appelle personne, mais "mieux vaut prévenir que guérir". Si j'ai besoin d'appeler quelqu'un, je passe un appel en VoIP via Messenger, par exemple. Cela fonctionne très bien et consomme peu, à condition de ne pas passer sa vie au téléphone, bien entendu. 10 Go ne sont pas suffisants pour un mois, loin s'en faut, donc j'utilise également Ubigi en E-Sim. Il y en a pour tous les prix et durées, c'est parfait.
Édit du 29 septembre 2025 : Sosh a enrichi ses forfaits pour l'étranger. Il vous ai désormais possible de prendre le Pass voyage qui possède quatre options, dont celles à 29,99€ (30mn + 50 SMS + 35go) et à 39,99€ (2h + 100 SMS + 60go). Je pense pouvoir m'affranchir d'Ubigi, même en prenant le premier pass.
Il m'arrive aussi de me connecter en WI-FI via l'application Japan WI-FI auto-connect, qui vous permet, comme son nom l'indique, de vous connecter sur des WI-FI publics. On connait tous le danger des Hot-spots, l'éditeur, NTT Broadband Platform, assure que "les services Wi-Fi pris en charge sont des services très fiables, utilisés notamment par les établissements commerciaux tels que les supérettes et les grands magasins, par les transports en commun (dans les gares, aéroports, etc.) et par les établissements publics.". Pour ma part, je l'utilise dans le train, sur le WI-FI de la JR, par exemple.
Si vous êtes souffrant ou que vous suivez un traitement, pensez à votre ordonnance en DCI (la DCI d'un médicament correspond au nom de la substance active qui le compose : c'est le nom scientifique du produit. Ainsi, même une pharmacie à Tōkyō pourra vous fournir un substitut). Vous pouvez être contrôlé et, dans ce cas, il vous faudra justifier de la présence de médicaments dans votre sac. Attention, certains sont interdits sur le sol japonais, comme les substances narcotiques (morphine, codéine...), renseignez-vous. Des sites préconisent de séparer les médicaments entre les bagages soute et cabine. Comme je prends un direct, ce qui diminue grandement le risque de perte et que mon sac cabine est mon sac photo, je mets tout en soute, avec une copie de l'ordonnance dans chaque sac. et j'y ajoute un tableau récapitulatif des prises.
Au cas où vous n'auriez pas internet, une liste d'urgence est assez utile dans le sac également. Vous y mettrez les différents numéros de l'Ambassade de France, des adresses d'hôpitaux et, pourquoi pas, des phrases clés en japonais.
Utilisez quelques applis bien pratiques : Deepl ou VoiceTra pour la traduction. D'ici la fin de l'année 2025, Apple prévoit de transformer vos Airpods en traducteurs instantanés, mais avec l'appli Traduire de la marque à la pomme et les mobiles compatibles Apple Intelligence. J'utilise également Japan WI-FI auto-connect, bien entendu, Séisme pour les alertes au tremblement de terre, Japan Travel, ou le site éponyme, ou encore Google Maps pour les itinéraires. Vous pouvez également télécharger Tokyo Metro For Tourists qui a l'avantage d'être en français. Pour rappel, Welcome Suica n'est pas disponible en France.
Pour finir, inscrivez-vous sur Ariane. On ne sait jamais. Elle ne se substitue pas à l’inscription au registre des Français établis hors de France dès lors que le temps de séjour est supérieur à 6 mois, mais peut être utile :
Cet article sur ma préparation de voyage se termine en conseils pour les voyageurs... On ne se refait pas. Mais si cela peut vous aider.
© Le Nijo-jō à Kyōto - Le Japon et moi 2017
LES IMAGES DE CET ARTICLE, SAUF MENTION CONTRAIRE, SONT LA PROPRIÉTÉ DE ''LE JAPON ET MOI''