Le 10 juillet 2026 a marqué un tournant pour les amateurs de randonnée avec l'ouverture officielle des sentiers de Fujinomiya (富士宮), Gotemba (御殿場) et Subashiri (須走). Ils rejoignent le sentier populaire de Yoshida (吉田), ouvert depuis le 1er juillet.
La saison estivale d'ascension s'organise désormais de manière très structurée sur les quatre voies d'accès menant au sommet de l'icône japonaise :
Tous les sentiers resteront accessibles jusqu'au 10 septembre 2026.
Face aux dérives liées au surtourisme, aux accidents à répétition et au manque de préparation des randonneurs, les autorités de Yamanashi et de Shizuoka appliquent cette année une réglementation commune extrêmement stricte.
1. Un péage obligatoire de 4 000 yens
Auparavant basée sur un système de contribution volontaire de 1 000 yens, la taxe de préservation devient obligatoire pour tous les grimpeurs sur l'ensemble des quatre pistes. Le tarif est fixé à 4 000 yens par personne afin de financer la sécurité, la gestion des déchets et l'entretien des sentiers.
2. La fin du "Bullet Climbing" (l'ascension d'une traite)
Afin d'éviter que les randonneurs ne grimpent de nuit sans dormir — un comportement qui augmente fortement les risques d'hypothermie, d'épuisement et de mal aigu des montagnes — des barrières physiques bloquent l'accès aux sentiers entre 14 heures et 3 heures du matin.
L'exception : Seuls les randonneurs munis d'un justificatif prouvant qu'ils ont réservé une nuitée dans l'un des refuges officiels de la montagne sont autorisés à franchir ces barrières durant la nuit.
3. Des quotas quotidiens très stricts
Pour le sentier de Yoshida (le plus fréquenté), la limite est fixée à 4 000 grimpeurs maximum par jour. Un système de réservation en ligne, ouvert depuis le printemps, permet de bloquer son créneau à l'avance. Les trois autres sentiers du côté de Shizuoka ne disposent pas de quotas journaliers pour l'instant, mais imposent un enregistrement préalable en ligne, via l'application officielle FUJI NAVI.
4. Un contrôle d'équipement éliminatoire
À la 5e station du sentier Yoshida, les autorités ont mis en place un contrôle de sécurité physique. Les contrôleurs ont désormais le pouvoir de refuser l'accès au sommet à toute personne ne disposant pas du triptyque obligatoire suivant :
Personnellement, l'ayant gravi en 2017, je comprends ces choix et les approuve entièrement. Certains randonneurs, et je vous en ai déjà parlé ici, font n'importe quoi, au point de mettre leur vie en danger. De plus, ce symbole du Japon était victime de son succès et devenait peu à peu un site dégradé par l'accumulation des déchets. Si, un jour, vous comptez en faire l'ascension, respectez ce lieu comme un Japonais le ferait, c'est aussi simple que cela.
Notre ascension de 2017 - Tristan pour Le Japon et moi
Fujisan depuis la pagode Chureito © Le Japon et moi - 2025