Au Japon, la progression des femmes aux postes de direction reste très lente. Une enquête de juillet 2025 menée par l’institut Teikoku Databank auprès de 26 196 entreprises montre que la proportion de femmes cadres n’augmente que légèrement, passant de 10,9 % à 11,1 % en un an. L’objectif gouvernemental de 30 % de femmes à des postes de direction dans les années 2020 paraît encore loin.
Les entreprises entièrement masculines représentent 42,3 % du total, tandis que la proportion de dirigeantes atteint 13,8 %, mais plus de la moitié des sociétés (52,1 %) ne compte que des dirigeants hommes.
Les grandes entreprises, en particulier celles de plus de 1 000 employés, anticipent davantage une augmentation de la proportion de femmes cadres : 72,7 % d’entre elles s’attendent à progresser, contre seulement 31,8 % pour l’ensemble des entreprises. Pour les femmes dirigeantes, seules 13 % des sociétés prévoient une progression, bien que dans les entreprises cotées sur le marché Prime de la Bourse de Tokyo, 32,7 % anticipent une hausse, en lien avec les objectifs gouvernementaux fixés à 19 % en 2025 et 30 % en 2030.
Pour favoriser l’avancement féminin, certaines mesures sont mises en place : évaluation des performances sans distinction de genre (61,9 %), attribution de postes sans distinction de genre (51,5 %) et accompagnement pour la prise de congés parentaux ou de soins aux personnes âgées (34,1 %). Par ailleurs, 19,8 % des entreprises travaillent sur la promotion du congé parental pour les hommes, une légère progression par rapport à l’année précédente.
Malgré ces initiatives, la présence féminine aux postes de direction reste limitée, reflétant des obstacles structurels et culturels encore profondément enracinés dans le monde professionnel japonais.
Photo générée par Intelligence Artificielle, réalisée avec ChatGPT, 2025.