Situé sur le mont Konki (金亀山), au bord du lac Biwa (琵琶湖), Hikone-jō est l'un des châteaux les mieux conservés du Japon. Son donjon, classé Trésor national, compte parmi les douze tenshu d'origine encore conservés dans le pays. Hikone-jō reste pourtant relativement à l'écart des grands circuits touristiques internationaux. Alors que Himeji-jō attire une foule considérable et que les sites de Kyōto concentrent une grande partie des visiteurs étrangers, Hikone reçoit une fréquentation plus mesurée. C'est dommage, car le château offre une expérience particulièrement complète. Surtout, la visite ne se limite pas au tenshu : plusieurs bâtiments historiques, notamment les yagura (櫓), sont accessibles au public sans supplément une fois le billet du château acheté, et certains espaces du complexe, comme les écuries, sont même librement accessibles. Cette richesse permet de prendre le temps de découvrir l'architecture défensive du château sans avoir le sentiment de simplement suivre un parcours touristique jusqu'au donjon.
L'histoire de Hikone-jō commence véritablement au lendemain de la bataille de Sekigahara (関ヶ原の戦い), en 1600. Vainqueur du conflit, Tokugawa Ieyasu (徳川家康) récompense ses principaux alliés en leur attribuant de nouveaux domaines. Parmi eux se trouve Ii Naomasa (井伊直政), l'un de ses plus fidèles serviteurs et futur membre des quatre grands généraux de la maison Tokugawa. Pour ses services durant la bataille, Ieyasu lui confie le domaine de Sawayama (佐和山), dont le château appartenait auparavant à Ishida Mitsunari (石田三成), le principal commandant de l'armée occidentale.
Ii Naomasa s'installe à Sawayama en 1601, mais meurt dès l'année suivante des suites d'une blessure reçue à Sekigahara. Son fils aîné, Ii Naotsugu (井伊直継), lui succède alors qu'il est encore jeune. Le projet d'un nouveau château apparaît rapidement. Sawayama-jō est solidement établi mais son emplacement ne répond pas parfaitement aux objectifs stratégiques du nouveau régime. Le mont Hikone, situé à environ deux kilomètres à l'ouest, offre une position plus avantageuse et permet de contrôler à la fois les routes terrestres et les communications sur le lac Biwa.
La construction de Hikone-jō commence en 1604. Le chantier bénéficie d'un soutien direct du shogunat : six commissaires sont envoyés sur place et plusieurs daimyō des provinces voisines sont chargés de participer aux travaux. Cette organisation, connue sous le nom de tenka-bushin (天下普請), permet d'accélérer considérablement la construction. Le château doit en effet constituer un point d'appui stratégique face aux anciens alliés de Toyotomi Hideyoshi (豊臣秀吉), encore nombreux dans l'ouest du Japon.
Pour gagner du temps, les constructeurs récupèrent des matériaux provenant de bâtiments existants. Les pierres et le bois de Sawayama-jō, mais aussi ceux d'autres fortifications de la région, sont réutilisés. Les sources officielles indiquent notamment des matériaux provenant d'Azuchi-jō (安土城), de Nagahama-jō (長浜城) et d'Ōtsu-jō (大津城). Le donjon lui-même est traditionnellement considéré comme provenant d'Ōtsu-jō ; les études menées lors des restaurations confortent l'hypothèse d'un remploi de ses éléments.
La construction avance rapidement, mais les guerres contre les Toyotomi interrompent temporairement les travaux. En 1614 et 1615, les campagnes d'Ōsaka mobilisent les forces du domaine. Ii Naotsugu, jugé trop fragile pour commander, laisse alors son frère cadet Ii Naotaka (井伊直孝) prendre une place déterminante. Après sa participation aux combats, Naotaka devient le deuxième seigneur de Hikone et reprend activement les travaux du château.
Le donjon est déjà achevé vers 1606-1607, mais l'ensemble du château demande encore de nombreuses années de travaux. La forteresse et sa ville-château sont finalement achevées vers 1622. Autour du château se développe une vaste jōkamachi (城下町) destinée à accueillir samurai, soldats, marchands et artisans. Le nouveau centre urbain accompagne ainsi la croissance de Hikone et profite de sa position sur le Nakasendō (中山道), l'une des principales routes reliant Edo à Kyōto. Les échanges par le lac Biwa jouent également un rôle essentiel dans l'économie du domaine.
Pendant toute l'époque d'Edo, le domaine reste entre les mains du clan Ii. Cette stabilité est exceptionnelle : pendant près de 260 ans, la famille conserve le contrôle de Hikone et le château ne connaît aucune attaque. Cette longue période de paix explique en partie pourquoi une telle quantité de structures historiques parvient jusqu'à l'époque moderne.
L'un des membres les plus célèbres du clan est Ii Naosuke (井伊直弼), treizième seigneur de Hikone. Devenu tairō (大老), l'un des postes les plus élevés du shogunat Tokugawa, il joue un rôle majeur dans l'ouverture du Japon aux puissances étrangères. Il soutient notamment la signature du traité d'amitié et de commerce avec les États-Unis en 1858. Cette politique lui vaut une forte opposition et conduit à son assassinat lors de l'incident de Sakuradamon (桜田門外の変) à Edo en 1860.
La restauration de Meiji met fin au système féodal. Comme de nombreux autres châteaux japonais, Hikone-jō est alors menacé de destruction. Le gouvernement ordonne sa démolition, mais la décision est finalement suspendue après la visite de l'empereur Meiji (明治天皇) à Hikone en 1878. Le château échappe ainsi au sort de nombreuses forteresses féodales détruites durant cette période.
Une partie du complexe disparaît néanmoins au cours de la période moderne. Certains bâtiments sont démantelés, tandis que les espaces extérieurs sont progressivement transformés. Le cœur du château conserve toutefois son donjon, ses principales yagura, ses remparts et ses douves. En 1951, le site reçoit le statut de lieu historique, puis devient site historique spécial en 1956. Le donjon, son tsukeyagura et son tamon-yagura obtiennent également le statut de Trésor national.
Aujourd'hui, Hikone-jō fait partie des châteaux historiques les mieux conservés du Japon. Les campagnes de restauration permettent de préserver les bâtiments et les remparts tout en conservant autant que possible les matériaux et les techniques traditionnels. Le site fait également l'objet d'une démarche visant à une inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO.
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Hikone-jō est un hirayamashiro (平山城), c'est-à-dire un château construit sur une colline dominant son environnement. Le mont Konki offre un relief naturel particulièrement intéressant pour organiser la défense. Les différentes enceintes s'étagent sur ses pentes tandis que les douves et les remparts renforcent la protection des parties basses.
L'une des particularités de Hikone-jō réside dans la coexistence d'éléments hérités des forteresses médiévales et de caractéristiques propres aux châteaux du début de l'époque d'Edo. Le site conserve notamment des nobori-ishigaki (登り石垣), littéralement des "murailles de pierre ascendantes". Contrairement aux remparts classiques qui suivent horizontalement le relief, ces murs remontent les pentes afin d'empêcher un assaillant de contourner les enceintes en passant par les flancs de la montagne. Hikone possède plusieurs exemples remarquablement conservés de ce dispositif, parmi les plus importants encore visibles au Japon.
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Le tenshu (天守) constitue naturellement le bâtiment le plus célèbre. Avec ses trois niveaux et trois étages, il possède des dimensions relativement modestes comparées à celles de Himeji-jō, mais son architecture est particulièrement travaillée.
Ses toitures associent plusieurs types de pignons, notamment les karahafu (唐破風), irimoyahafu (入母屋破風) et kirizumahafu (切妻破風). Cette multiplication des formes donne au donjon une silhouette élégante et complexe.
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Le donjon possède également une caractéristique rare : ses katōmado (花頭窓), fenêtres en forme de cloche inspirées de l'architecture des temples zen, apparaissent non seulement au dernier niveau mais également au deuxième étage. L'intérieur révèle une architecture beaucoup plus militaire que ne le laisse penser l'extérieur. Les murs comportent 75 ouvertures de tir, destinées aux arquebuses et aux arcs. Les escaliers sont particulièrement raides et les poutres de la charpente, notamment celles en pin aux formes naturellement courbes, donnent une idée de la solidité recherchée par les constructeurs.
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La Tenbin-yagura (天秤櫓) est probablement le bâtiment défensif le plus spectaculaire du parcours. Son nom signifie littéralement "tour de la balance", en raison de sa forme symétrique évoquant un ancien instrument de pesée. Deux bâtiments sont reliés par une galerie centrale qui franchit le passage. En cas d'attaque, cette liaison peut être rapidement détruite afin de couper l'accès à la partie supérieure du château. Ses deux bases présentent par ailleurs des techniques de maçonnerie différentes, résultat de restaurations réalisées à des périodes distinctes.
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La Taiko-mon-yagura (太鼓門櫓) protège l'accès final au honmaru (本丸), l'enceinte principale.
Comme son nom l'indique, cette tour abritait autrefois un tambour utilisé pour transmettre des signaux à travers le château.
Son implantation et son architecture montrent comment les bâtiments défensifs remplissent également des fonctions pratiques dans la vie quotidienne de la forteresse.
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Le complexe conserve également la Nishi-no-maru sanjū-yagura (西の丸三重櫓), une tour à trois niveaux installée à l'extrémité occidentale du château, ainsi que plusieurs autres yagura, portes et murs classés au titre des biens culturels importants.
Avec le donjon, ces bâtiments permettent de comprendre la succession des lignes défensives qui protège le sommet du mont Konki.
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L'ensemble est complété par les douves, les remparts et une vaste umaya (馬屋), ou écurie, qui constitue un autre élément remarquable du château.
Cette écurie conserve 21 espaces destinés aux chevaux, ce qui en fait un exemple exceptionnel de grande écurie préservée à l'intérieur d'un château japonais. Elle fait l'objet d'une restauration importante achevée en 2015.
C'était la première fois que j'en voyais, cela m'a impressionné... allez savoir pourquioi...
Montée jusqu'au tenshu avec visite de la Umaya et de la Tenbin-yagura
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La visite de Hikone-jō commence par une montée assez soutenue. Le parcours conserve le relief et les escaliers du château historique, et le dénivelé entre l'entrée de la zone payante et le donjon atteint environ 50 mètres. Il faut donc prévoir quelques efforts avant d'atteindre le sommet.
L'intérêt du parcours ne réside toutefois pas uniquement dans le tenshu. Les différentes portes, les yagura, les remparts et les chemins permettent de comprendre progressivement comment la forteresse organise sa défense. La Tenbin-yagura constitue notamment une étape incontournable. Son architecture originale et son emplacement au-dessus du passage en font l'un des bâtiments les plus impressionnants du château.
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La visite du donjon rappelle, comme à Himeji-jō, qu'un tenshu japonais n'est pas un palais richement meublé. Il s'agit avant tout d'une structure militaire. L'intérieur présente une charpente impressionnante, des ouvertures de tir et des espaces conçus pour la défense. Les escaliers sont particulièrement raides, mais ils permettent d'accéder aux niveaux supérieurs et à leurs ouvertures offrant une superbe vue sur le lac Biwa et la ville de Hikone.
Le panorama constitue d'ailleurs l'un des grands moments de la visite. Depuis les hauteurs du château, le regard porte sur le lac Biwa et sur la plaine environnante. Cette position permet de comprendre immédiatement pourquoi le site possède une telle importance stratégique.
Ne vous contentez donc pas de monter jusqu'au donjon avant de redescendre directement. Prenez le temps de parcourir les différentes enceintes et, lorsque les accès sont ouverts, les yagura et autres bâtiments historiques. Les douves extérieures méritent également le détour : elles permettent d'apprécier l'ampleur du complexe et offrent plusieurs points de vue intéressants sur le château.
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D'ailleurs avant d'atteindre le château, vous pourrez visiter gratuitement le Hikone City Museum of History (彦根市開国記念館. Il occupe une reconstruction du Sawaguchi Tamon-yagura (佐和口多聞櫓). Le bâtiment a été édifié en 1960, à l'occasion du centième anniversaire de la mort de Ii Naosuke (井伊直弼), grâce à des dons des habitants de Hikone. Il reproduit la partie orientale du long tamon-yagura qui protégeait autrefois le Sawaguchi (佐和口). Attention, notez que les photos y sont interdites...
Honmaru, tenshu, visite de la Taiko-mon-yagura et de la Nishi-no-maru sanjū-yagura avant de redescendre
Genkyū-en (玄宮園) et Rakuraku-en (楽々園)
À proximité immédiate du château se trouvent deux ensembles qui complètent parfaitement la visite : Genkyū-en et Rakuraku-en. Ils forment ensemble le site classé Genkyū-Rakuraku-en (玄宮楽々園), désigné comme lieu de beauté pittoresque au niveau national.
Genkyū-en est un grand jardin de promenade organisé autour d'un vaste étang. Des îlots, des ponts, des pavillons et différents points de vue composent un paysage conçu pour être découvert progressivement en marchant. Le jardin est créé en 1677 et s'inspire notamment d'un palais impérial de la dynastie Tang. Il offre surtout une perspective remarquable sur le donjon de Hikone-jō.
Rakuraku-en, quant à lui, correspond à l'ancienne résidence secondaire et demeure de retraite des seigneurs Ii. Construite à partir de 1677 par Ii Naooki (井伊直興), elle connaît ensuite plusieurs agrandissements et transformations. Elle est également connue sous le nom de Keyaki-goten (槻御殿). La résidence est beaucoup plus vaste à son apogée qu'elle ne l'est aujourd'hui.
La distinction entre les deux espaces est intéressante : Genkyū-en est principalement conçu comme un jardin de promenade et de réception, tandis que Rakuraku-en correspond davantage à l'espace résidentiel et administratif lié au seigneur. L'ensemble permet donc de découvrir une autre facette du château, loin de l'architecture strictement militaire.
Personnellement, lors de ma visite, je n'ai pas cherché à les différencier, donc les photos sont quelque peu mélangées.
Hikone-jō Hakubutsukan (彦根城博物館)
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Pour finir, installé dans une reconstruction de l'ancien Omote-goten (表御殿), le Hikone-jō Hakubutsukan permet de découvrir la vie du clan Ii et l'organisation politique du domaine.
Le bâtiment reproduit l'ancienne résidence et administration seigneuriale, avec notamment des espaces de réception, des appartements et une scène de théâtre Nō.
Les collections comprennent des armures, sabres, masques de Nō, objets liés à la cérémonie du thé, manuscrits anciens et œuvres d'art. Le musée conserve également le célèbre Hikone-byōbu (彦根屏風), un paravent classé Trésor national, présenté notamment lors de certaines expositions saisonnières.
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Cette visite est particulièrement intéressante après le château : alors que le tenshu permet de comprendre la fonction militaire de la forteresse, le musée montre davantage la dimension politique, culturelle et résidentielle du domaine.
Toutefois, notez que les photos sont interdites dans le musée, mais allez-y cela vaut vraiment le détour. Tout y est bien expliqué, même si l'anglais n'est pas systématique.
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Difficile de visiter Hikone sans parler d'Hikonyan (ひこにゃん), le célèbre chat blanc devenu la mascotte de la ville et du château. Il naît le 13 avril 2006 pour promouvoir le festival organisé à l'occasion du 400e anniversaire de la construction de Hikone-jō. Son nom est choisi parmi 1 167 propositions.
Son apparence s'inspire notamment de la légende du manekineko (招き猫) lié à Ii Naotaka : selon la tradition, le seigneur est sauvé d'un orage par un chat qui lui fait signe de le suivre jusqu'à l'intérieur d'un temple. Hikonyan porte également un casque rouge inspiré de l'équipement militaire du clan Ii et de ses célèbres guerriers en armure rouge.
La mascotte connaît rapidement un immense succès et devient l'une des figures emblématiques du phénomène des yuru-kyara (ゆるキャラ), ces mascottes régionales japonaises à l'apparence volontairement sympathique. Vingt ans après sa création, Hikonyan continue d'être utilisé pour promouvoir Hikone et son patrimoine. La ville célèbre d'ailleurs son 20e anniversaire en 2026.
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Depuis Kyōto (京都), le plus simple est de prendre la ligne JR Biwako jusqu'à Hikone (彦根駅). Le trajet direct demande généralement environ 50 minutes avec un train rapide.
Depuis Ōsaka (大阪), les trains JR rejoignent également directement Hikone, avec un trajet d'environ 1 h 20 à 1 h 30 selon le service.
Depuis Nagoya (名古屋), le Tōkaidō Shinkansen permet de rejoindre Maibara (米原) en quelques dizaines de minutes, puis un train JR permet de poursuivre jusqu'à Hikone. Pour un voyageur qui visite plusieurs châteaux, cette option peut être particulièrement pratique.
Depuis la gare de Hikone, le château se rejoint facilement à pied. Il faut compter environ 15 minutes pour atteindre l'entrée du site. La statue d'Ii Naomasa installée devant la gare rappelle immédiatement l'importance du clan dans l'histoire de la ville.
Adresse : 1-1 Konki-chō, Hikone-shi, Shiga 522-0061
Horaires : De 8 h 30 à 17 heures, dernière entrée à 16 h 30.
Tarif adulte : 1 000 ¥ pour Hikone-jō, avec accès à Genkyū-en. Le billet combiné avec le Hikone-jō Hakubutsukan coûte 1 500 ¥.
Temps de visite moyen : Environ 3 heures pour le château, Genkyū-en et le musée.
jcastle.info, visit.hikoneshi.com, japantravel.navitime.com, kanpai.fr
Le tenshu © Le Japon et moi - 2026
HORS MENTION CONTRAIRE, LES PHOTOS DE CET ARTICLE ONT ÉTÉ PRISES PAR DOMINIQUE POUR LE JAPON ET MOI