Nintendo a accepté de verser une amende de 35 millions d'euros à la France dans le cadre d'un accord avec les autorités françaises de protection des consommateurs. L'affaire concerne le célèbre problème de "drift" qui affecte certaines manettes Joy-Con de la première génération de la Nintendo Switch.
Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), Nintendo n'aurait pas suffisamment informé les consommateurs de l'existence de ce défaut. Le "drift" provoque des mouvements involontaires des personnages ou du curseur à l'écran alors que le joueur ne touche pas aux commandes.
Face aux nombreuses plaintes enregistrées en Europe, les autorités françaises ont estimé que Nintendo avait tardé à reconnaître publiquement le problème. Durant cette période, certains utilisateurs auraient été contraints de remplacer eux-mêmes leurs manettes défectueuses.
Pour mettre un terme à la procédure, l'administration française a proposé un accord transactionnel à la filiale européenne de Nintendo : en échange du paiement de l'amende, les poursuites pour infraction au droit de la consommation sont abandonnées. Nintendo a accepté cette proposition.
Cette affaire concerne la première génération de Nintendo Switch, commercialisée en 2017. La console s'est vendue à plus de 150 millions d'exemplaires dans le monde, ce qui en fait l'une des consoles de jeu vidéo les plus populaires de l'histoire.