La compagnie ferroviaire JR East a présenté à la presse un bus autonome de niveau 4 destiné à circuler sur une section de l'ancienne ligne ferroviaire de Kesennuma (気仙沼線), dans la préfecture de Miyagi (宮城県).
Ce véhicule emprunte une voie dédiée aménagée sur une partie de la ligne qui a été lourdement endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011. Après la catastrophe, plusieurs tronçons de la ligne ont été convertis en réseau de Bus Rapid Transit (BRT), permettant de maintenir une desserte locale sans reconstruire l'intégralité de l'infrastructure ferroviaire.
Selon JR East, ce bus autonome peut atteindre une vitesse maximale d'environ 60 km/h. L'entreprise indique qu'il s'agit actuellement du bus autonome de niveau 4 le plus rapide du Japon. Dans cette classification qui comporte cinq niveaux, le niveau 4 correspond à une conduite entièrement automatisée dans des conditions d'exploitation prédéfinies, sans intervention humaine nécessaire.
Les essais doivent se dérouler les vendredis et samedis jusqu'au 4 juillet sur un parcours de 15,5 kilomètres. Lors de la démonstration organisée pour les médias, le véhicule a quitté la gare de Yanaizu (柳津駅), dans la ville de Tome (登米市), avec un conducteur présent à bord mais sans qu'il n'ait à manipuler le volant.
Le bus a ensuite accéléré jusqu'à près de 60 km/h sur une section rectiligne avant de ralentir et de s'arrêter à la gare de Rikuzen-Yokoyama (陸前横山駅), également située à Tome. Pour assurer son guidage, le système s'appuie sur des marqueurs magnétiques implantés dans la chaussée tous les deux mètres, lui permettant de déterminer sa position avec une grande précision.
Nishimura Yoshihisa (西村義久), responsable de JR East, explique que ce véhicule offre un trajet confortable tout en intégrant de nombreux dispositifs de sécurité. La compagnie espère ainsi permettre aux voyageurs d'utiliser ce nouveau moyen de transport en toute confiance.
Cette expérimentation s'inscrit dans les efforts menés au Japon pour développer les technologies de conduite autonome, en particulier dans les régions confrontées à des défis démographiques ou à la reconstruction de leurs infrastructures après des catastrophes naturelles.