Le gouvernement Takaichi veut ramener la taxe sur l'alimentation à 1 %

Le gouvernement de Takaichi Sanae (高市早苗) poursuit la mise en œuvre de son programme économique. La Première ministre a demandé aux partis de la coalition au pouvoir, le Parti libéral-démocrate (PLD) et le Kōmeitō (公明党), de préparer un projet de loi visant à abaisser temporairement la taxe à la consommation sur les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées.

Cette mesure, qui figurait parmi les engagements défendus par le PLD durant la campagne des élections sénatoriales, entend répondre à la hausse persistante du coût de la vie qui pèse sur les ménages japonais.

Une baisse de 8 % à 1 % pendant deux ans

Le projet prévoit de faire passer le taux réduit de la taxe à la consommation de 8 % à 1 % à compter du 1er avril 2027, pour une durée de deux ans.

Aujourd'hui, le Japon applique un taux de 10 % à la majorité des biens et services, tandis que les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées bénéficient d'un taux réduit de 8 %.

Selon Takaichi Sanae, cette baisse temporaire doit soutenir le pouvoir d'achat des ménages face à l'augmentation du coût de la vie. La Première ministre a également indiqué que le gouvernement étudierait des mesures d'accompagnement destinées aux foyers les plus modestes lorsque le taux de 8 % serait rétabli à l'issue de cette période.

Le financement reste au cœur des débats

La réduction de la taxe à la consommation entraînerait une baisse importante des recettes fiscales de l'État.

Takaichi Sanae a assuré que cette mesure ne serait pas financée par de nouveaux emprunts destinés à couvrir les dépenses courantes. Elle a indiqué que le gouvernement recherchait d'autres ressources budgétaires afin de préserver le financement de la sécurité sociale.

Cette question demeure toutefois l'un des principaux points de débat. La taxe à la consommation constitue une source essentielle de financement des dépenses sociales dans un pays confronté au vieillissement de sa population et à une pression croissante sur ses finances publiques.

Des réticences au sein même du PLD

Si la Première ministre défend cette réforme comme une réponse immédiate à l'inflation, elle ne fait pas l'unanimité au sein de son propre parti.

Selon plusieurs responsables du PLD, une baisse généralisée de la taxe profiterait également aux ménages les plus aisés et réduirait durablement les recettes fiscales. Certains élus préfèrent des aides ciblées en faveur des foyers les plus modestes plutôt qu'une diminution du taux de taxe applicable à l'ensemble des consommateurs.

Ces divergences illustrent les difficultés auxquelles le gouvernement pourrait être confronté lors de l'examen du texte à la Diète, malgré le soutien affiché par la coalition au pouvoir.

Quelles conséquences pour les voyageurs ?

Si la réforme est adoptée, les visiteurs étrangers profiteront eux aussi de cette baisse lors de leurs achats de produits alimentaires et de boissons non alcoolisées, notamment dans les supermarchés, les konbini ou les commerces appliquant le taux réduit. En revanche, les autres biens et services, comme les hébergements, les transports, les vêtements ou les produits électroniques, resteraient soumis au taux normal de 10 %.

Le projet de loi devrait être présenté lors de la prochaine session extraordinaire de la Diète. Son adoption constituerait l'une des premières grandes réformes économiques du gouvernement de Takaichi Sanae et un test de sa capacité à rallier une majorité, y compris au sein du Parti libéral-démocrate.

SOURCE

nippon.commainichi.jp/englishjapantimes.co.jp

PHOTO DE COUVERTURE

La Première ministre Sanae Takaichi, au centre, assiste à une réunion des dirigeants de son parti libéral-démocrate au pouvoir au siège du PLD à Tōkyō, le 30 juillet 2026 © Kyodo

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