Face à l’explosion du surtourisme, la ville de Kyōto (京都市) s'apprête à franchir une étape historique au Japon. Dans son projet de budget pour l'année fiscale 2026 présenté le 4 février, la municipalité a alloué plus de 270 millions de yens (environ 1,8 million de dollars) pour mettre en place un système de tarification double : des tarifs réduits pour les locaux et des tarifs plus élevés pour les visiteurs.
Si ce projet se concrétise, Kyōto deviendra la première ville de l'archipel à instaurer une distinction tarifaire entre résidents et touristes pour ses transports publics. L'objectif affiché par le maire, Matsui Kōji (松井 孝治), est clair : il s'agit de faire en sorte que les personnes extérieures à la ville supportent une partie du fardeau financier lié à l'entretien des infrastructures.
Ce qu'il faut retenir du projet :
On l'a vu dans les différents articles que j'ai publiés sur le tourisme, cette mesure à Kyōto n'est pas isolée. Elle s'inscrit dans une tendance de fond en 2026 visant à prioriser les résidents permanents au détriment des visiteurs temporaires. Comme nous l'évoquions récemment à propos de [la fin de l'accès au JLPT pour les touristes], les autorités japonaises multiplient les restrictions pour réserver certains services et examens aux détenteurs d'une carte de séjour (Zairyū Kādo).
Le transport n'est qu'un début. La mairie réfléchit d'ailleurs à imiter Himeji et à étendre ce système de prix différencié au château de Nijō ( 二条城), résidence historique du shōgun Tokugawa Ieyasu (徳川 家康).
Lire mon article sur les changements à venir pour les touristes.