C'est une annonce qui va bouleverser les plans de nombreux apprenants : à partir de cette année 2026, les touristes et visiteurs temporaires ne sont plus autorisés à passer le JLPT (Nihon-go Nōryoku Shiken 日本語能力試験) sur le sol japonais. La nouvelle a été confirmée ce 18 février par les organismes organisateurs, la Fondation du Japon (Kokusai Kōryū Kikin 国際交流基金) et la JEES (Nihon Kokusai Kyōiku Shien Kai 日本国際教育支援協会).
Jusqu'en 2025, toute personne dont la langue maternelle n'était pas le japonais pouvait s'inscrire aux sessions de juillet ou de décembre au Japon, quel que soit son visa. Désormais, les administrateurs imposent une règle de résidence stricte.
Pour s'inscrire à une session dans l'archipel, les candidats devront, en principe, être titulaires d'un statut de résident à moyen ou long terme (ou d'un statut de résident permanent spécial). Lors de l'inscription en ligne sur le portail MyJLPT, il est maintenant obligatoire de fournir :
Cette mesure exclut d'office les personnes présentes sous le statut de "Temporary Visitor" (visa touristique classique), mettant fin à ce que certains appelaient le "tourisme d'examen".
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Selon les informations rapportées par le Japan Times, cette décision découle de plusieurs problèmes logistiques et administratifs rencontrés ces dernières années. De nombreux candidats résidant à l'étranger utilisaient des adresses japonaises sans autorisation ou fournissaient des numéros de téléphone invalides pour contourner les limitations de places dans leur propre pays.
De plus, cette réforme s'inscrit dans un contexte politique plus large. Le gouvernement de la Première ministre Takaichi Sanae (高市 早苗) envisage d'intégrer officiellement la réussite au JLPT (niveau N2 ou N3) comme condition sine qua non pour l'obtention de la résidence permanente d'ici 2027. Prioriser les résidents actuels est donc devenu un impératif stratégique pour les autorités.
Si vous ne résidez pas au Japon, vous devrez impérativement passer l'examen dans un centre agréé à l'étranger. En France : Les sessions restent organisées par des institutions comme l'INALCO à Paris, ou dans les centres de Lyon, Strasbourg et Bordeaux.
Attention : Les places dans les centres européens risquent d'être prises d'assaut encore plus rapidement qu'auparavant. Nous vous conseillons de surveiller les ouvertures d'inscriptions dès le mois de mars pour la session d'été.