Sekigahara, la bataille qui ouvrit la voie au shogunat Tokugawa

Le 21 octobre 1600, les armées de Tokugawa Ieyasu et d'Ishida Mitsunari s'affrontent dans la plaine de Sekigahara, dans l'actuelle préfecture de Gifu. En quelques heures, l'issue de cette bataille bouleverse l'équilibre politique du Japon. La victoire d'Ieyasu lui permet de prendre l'ascendant sur ses rivaux et ouvre la voie à l'établissement du shogunat Tokugawa, qui dirigera le pays pendant plus de deux siècles et demi. Derrière cet affrontement devenu l'un des épisodes les plus célèbres de l'histoire japonaise se trouvent pourtant plusieurs années de rivalités, une succession contestée et des alliances dont la loyauté n'était pas toujours acquise.

AVANT-PROPOS
Toyotomi Hideyoshi

Pour comprendre la bataille de Sekigahara, il faut revenir à la fin du XVIe siècle, lorsque Toyotomi Hideyoshi (豊臣秀吉) achève l'unification du Japon après des décennies de guerres entre seigneurs. Successeur d'Oda Nobunaga, assassiné en 1582, Hideyoshi parvient progressivement à soumettre les principaux clans et à imposer son autorité sur l'archipel. Son pouvoir repose toutefois sur un équilibre fragile entre les grands daimyō (大名), ces seigneurs qui administrent leurs domaines, entretiennent leurs propres armées et conservent une importante autonomie.

Hideyoshi ne dispose pas d'une succession aussi solide que celle qu'il aurait souhaitée. Son fils aîné, Tsurumatsu, meurt en bas âge, tandis que son fils cadet, Toyotomi Hideyori (豊臣秀頼), naît en 1593. Lorsque le dirigeant japonais disparaît en 1598, Hideyori n'a que cinq ans. Il est officiellement son héritier, mais il est évidemment trop jeune pour exercer le pouvoir.

Tokugawa Ieyasu

Conscient de cette difficulté, Hideyoshi organise un système de gouvernement destiné à assurer la continuité de son régime. Les décisions majeures doivent être prises par deux groupes de hauts responsables : les Cinq Grands Anciens, ou Go-Tairō, parmi lesquels figurent Tokugawa Ieyasu (徳川家康), Maeda Toshiie, Mōri Terumoto, Uesugi Kagekatsu et Ukita Hideie, et les Cinq Commissaires, chargés de différentes responsabilités administratives, parmi lesquels se trouve Ishida Mitsunari (石田三成). L'objectif est de maintenir l'équilibre entre les grandes familles jusqu'à ce que le jeune Hideyori soit en mesure de gouverner.

Cet arrangement ne résiste pas longtemps aux ambitions et aux antagonismes personnels. Tokugawa Ieyasu, l'un des plus puissants seigneurs du pays, dispose d'un territoire considérable dans le Kantō et d'une influence qui ne cesse de grandir. Après la mort de Maeda Toshiie en 1599, l'un des principaux contrepoids à ses ambitions disparaît. Ieyasu multiplie alors les alliances et les initiatives politiques, suscitant la méfiance de ceux qui craignent de le voir s'emparer du pouvoir au détriment des Toyotomi.

Les tensions ne se limitent pas à une opposition entre deux hommes. Elles opposent également les grands seigneurs et les responsables du gouvernement de Hideyoshi, dont les intérêts et les relations se sont dégradés au fil des années. Ishida Mitsunari, qui défend le maintien de l'autorité de la famille Toyotomi au profit du jeune Hideyori, se méfie des ambitions de Tokugawa Ieyasu. Mais Mitsunari compte aussi de nombreux adversaires parmi les chefs militaires. Katō Kiyomasa et Fukushima Masanori, deux anciens compagnons d'armes de Hideyoshi, lui reprochent notamment sa gestion des campagnes d'invasion de la Corée. Ces rivalités contribuent à les rapprocher d'Ieyasu, même s'ils avaient auparavant servi Hideyoshi.

Ishida Mitsunari

En 1600, la crise devient ouverte. Ieyasu se tourne vers le nord-est pour préparer une campagne contre Uesugi Kagekatsu, qu'il soupçonne de désobéissance. Cette expédition lui permet de mobiliser des forces importantes loin de la région du Kansai. Mitsunari saisit l'occasion pour organiser une coalition contre lui, avec le soutien de plusieurs grands seigneurs, dont Mōri Terumoto, qui devient la figure de proue de l'armée de l'Ouest.

La situation se transforme rapidement en guerre civile. Ieyasu rassemble ses partisans au sein de l'armée de l'Est, tandis que ses adversaires mobilisent l'armée de l'Ouest au nom de la défense de l'héritage de Hideyoshi et des droits de son fils. Les deux camps ne sont cependant pas des blocs parfaitement homogènes : les fidélités sont incertaines, les négociations secrètes se multiplient et certains daimyō attendent de connaître le rapport de force avant de s'engager réellement.

En septembre 1600, Ieyasu apprend que Mitsunari a levé une armée. Il abandonne alors sa campagne contre les Uesugi et fait marche arrière vers l'ouest. Les affrontements se multiplient autour des châteaux stratégiques, notamment Gifu et Ōgaki, tandis que les troupes convergent vers Sekigahara. La confrontation décisive devient inévitable.

LE DÉROULÉ DE LA BATAILLE DE SEKIGAHARA
Carte simplifiée de la région de Sekigahara

Dans la nuit du 20 au 21 octobre 1600, l'armée de l'Ouest quitte les environs du château d'Ōgaki pour prendre position à Sekigahara. Le terrain présente un intérêt stratégique : cette vallée constitue un passage important vers l'ouest du Japon. Ishida Mitsunari espère y arrêter la progression de son adversaire en occupant des positions avantageuses sur les hauteurs environnantes.

Au matin du 21 octobre, la pluie a cessé, mais un épais brouillard recouvre encore le champ de bataille. Les deux armées se déploient dans des conditions difficiles, sans disposer d'une vision complète des positions adverses. Les premiers combats éclatent dans la matinée. Parmi les figures associées à l'ouverture de l'affrontement figurent Ii Naomasa (井伊直政) et Matsudaira Tadayoshi, le fils d'Ieyasu, dont les troupes se portent au contact de l'ennemi.

Les combats deviennent rapidement violents. L'armée de l'Ouest dispose de positions favorables et de contingents importants, notamment celui d'Ukita Hideie, tandis que plusieurs commandants de l'armée de l'Est se battent avec détermination. Les armes à feu, en particulier les arquebuses à mèche, jouent également un rôle dans les affrontements. Malgré la réputation de ses généraux, aucun des deux camps ne parvient dans un premier temps à prendre un avantage décisif.

L'issue dépend autant des décisions militaires que des tractations politiques menées avant la bataille. Plusieurs contingents de l'armée de l'Ouest ne passent pas à l'action, notamment une partie des forces du clan Mōri, installées sur les hauteurs du mont Nangū. Kikkawa Hiroie, l'un de leurs principaux chefs, a négocié secrètement avec Ieyasu et cherche à éviter que ses troupes ne participent réellement aux combats. Cette immobilité empêche l'armée de Mitsunari de bénéficier de tous les renforts qu'elle pouvait espérer.

Le Tanegashima est une arquebuse de platine à mèche introduite au Japon par l'Empire portugais en 1543

Un autre événement va peser lourd dans la balance : le comportement de Kobayakawa Hideaki (小早川秀秋). Installé sur le mont Matsuo, ce daimyō s'était rapproché d'Ieyasu avant la bataille, mais il n'a pas encore clairement révélé ses intentions au début des combats. Son hésitation nourrit l'inquiétude du camp Tokugawa. Selon le récit traditionnel, Ieyasu finit par ordonner de tirer en direction de ses positions afin de le contraindre à prendre une décision.

Hideaki engage alors ses hommes contre les forces d'Ōtani Yoshitsugu (大谷吉継), jusque-là alliées de Mitsunari. Ce changement de camp provoque un bouleversement sur le champ de bataille. D'autres contingents se détournent à leur tour de l'armée de l'Ouest, dont les positions deviennent de plus en plus difficiles à défendre. Les forces d'Ōtani sont écrasées et la résistance de plusieurs unités s'effondre.

Il faut toutefois garder à l'esprit que certains détails du déroulement traditionnel de Sekigahara restent discutés. Les récits détaillés de la bataille ont été rédigés après les événements, et les historiens continuent de confronter les témoignages disponibles. Le rôle exact de certains contingents, notamment celui de Kobayakawa Hideaki, fait encore l'objet de débats.

En quelques heures, la situation bascule définitivement. L'armée de l'Ouest se désagrège et ses principaux chefs sont contraints de fuir. Ishida Mitsunari est capturé puis exécuté à Kyōto. Ieyasu remporte une victoire décisive, mais celle-ci ne signifie pas encore que tous ses rivaux ont disparu. Elle lui donne surtout les moyens militaires et politiques de consolider son autorité sur le pays.

Paravent Sekigahara Kassen Byōbu (関ヶ原合戦屏風)
UNE BATAILLE FÉROCE

La bataille de Sekigahara compte parmi les plus grands affrontements militaires de l'histoire japonaise. Les chiffres avancés varient selon les récits et selon que l'on comptabilise l'ensemble des forces mobilisées dans la campagne ou uniquement les hommes effectivement engagés dans les combats.

Les estimations couramment reprises évoquent environ 80 000 à 90 000 hommes pour l'armée de l'Est et 80 000 à 100 000 pour l'armée de l'Ouest, soit un total pouvant approcher les 170 000 à 180 000 combattants mobilisés. Ces chiffres doivent cependant être considérés avec prudence : tous les soldats présents dans la région ne prennent pas part à l'affrontement, et plusieurs contingents restent en retrait ou ne rejoignent jamais le champ de bataille.

L'armée de l'Est est commandée par Tokugawa Ieyasu. Elle rassemble notamment Fukushima Masanori, Kuroda Nagamasa, Hosokawa Tadaoki, Ii Naomasa et Honda Tadakatsu. L'armée de l'Ouest est organisée autour d'Ishida Mitsunari, avec des chefs tels qu'Ukita Hideie, Shimazu Yoshihiro, Ōtani Yoshitsugu et Mōri Hidemoto, sous l'autorité politique de Mōri Terumoto. La présence de Kobayakawa Hideaki dans le camp occidental au début de la bataille, puis son ralliement à Ieyasu selon le récit traditionnel, illustre les incertitudes qui caractérisent cette confrontation.

Quant au nombre de victimes, il demeure lui aussi difficile à établir avec précision. L'ouvrage de Julien Peltier, "Sekigahara, la plus grande bataille de samouraïs", évoque près de 30 000 morts parmi les combattants. Il s'agit d'un ordre de grandeur, et non d'un bilan définitif unanimement établi. Les pertes exactes restent difficiles à vérifier à partir des sources disponibles.

Par son ampleur, par le nombre de seigneurs engagés et par les conséquences politiques de son issue, Sekigahara figure parmi les grandes batailles du XVIIe siècle. Elle témoigne également d'une évolution de la guerre au Japon, où les charges de cavalerie et les combats rapprochés côtoient désormais un usage important des armes à feu. La victoire ne se joue pas seulement sur le terrain : les négociations secrètes, les hésitations et les changements de camp ont pesé tout autant dans le résultat final.

Écran représentant la bataille de Sekigahara
LES CONSÉQUENCES

La victoire de Sekigahara constitue un tournant majeur dans l'histoire du Japon. Tokugawa Ieyasu entreprend rapidement de remodeler la carte politique de l'archipel afin de réduire les risques de rébellion et de récompenser ceux qui l'ont soutenu. Les daimyō vaincus sont sanctionnés par la confiscation ou la réduction de leurs domaines, tandis que les seigneurs ralliés au camp victorieux obtiennent des terres supplémentaires. Au total, les biens de 93 daimyō du camp perdant sont confisqués, représentant plus de cinq millions de koku, une unité de mesure fondée sur la production de riz.

Cette redistribution ne répond pas uniquement à une logique de récompense. Ieyasu cherche également à contrôler les régions stratégiques, les grandes villes, les routes et les points de passage. Il conserve sous son autorité directe des territoires essentiels et installe des alliés fiables à des emplacements qui lui permettent de surveiller les seigneurs potentiellement hostiles. Les daimyō dont la fidélité est jugée moins sûre sont souvent déplacés vers des régions éloignées d'Edo, d'Ōsaka et de Kyōto.

Vue et plan de la ville (tiré d'une édition du XIXe siècle)

Les conséquences sont particulièrement importantes pour les clans qui avaient soutenu l'armée de l'Ouest. Le clan Mōri perd une grande partie de ses possessions et est relégué dans les provinces de Suō et de Nagato, correspondant aujourd'hui à une partie de la préfecture de Yamaguchi. D'autres familles voient leurs territoires réduits ou transférés. À l'inverse, plusieurs alliés d'Ieyasu bénéficient de domaines plus vastes. Ikeda Terumasa, par exemple, reçoit le domaine de Himeji, dans l'actuelle préfecture de Hyōgo, qui devient un point stratégique pour surveiller les forces de l'ouest.

Le système des domaines, ou han, se trouve ainsi profondément réorganisé. Les daimyō conservent leurs territoires et une certaine autonomie administrative, mais leur pouvoir s'inscrit désormais dans un ordre dominé par les Tokugawa. La redistribution des terres contribue à établir une hiérarchie politique dans laquelle les anciens alliés du clan, les vassaux de longue date et les seigneurs ralliés après la victoire n'occupent pas la même place.

Tokugawa Hidetada

Il faut néanmoins attendre 1603 pour qu'Ieyasu soit nommé Shōgun par la cour impériale et fonde officiellement le shogunat Tokugawa, dont le siège est établi à Edo, l'actuelle Tōkyō. Il transmet le titre à son fils Hidetada en 1605, tout en conservant une influence considérable sur le gouvernement. La dynastie Tokugawa s'impose alors progressivement à la tête du pays.

La paix n'est toutefois pas immédiate. Le clan Toyotomi demeure un rival potentiel, regroupé autour de Hideyori au château d'Ōsaka. Il faudra attendre les campagnes de 1614 et 1615, qui se terminent par la chute du château et la disparition de la lignée masculine principale des Toyotomi, pour que la domination des Tokugawa soit véritablement consolidée. Sekigahara marque donc moins la fin instantanée de toutes les rivalités que le moment où Ieyasu acquiert les moyens de construire un nouvel ordre politique.

Ce système va perdurer jusqu'à la restauration de Meiji en 1868. Pendant plus de 250 ans, le shogunat Tokugawa maintient un équilibre entre le pouvoir central, les domaines des daimyō et la cour impériale. La bataille de Sekigahara reste ainsi l'un des événements déterminants pour comprendre la formation du Japon de l'époque d'Edo.

POUR ALLER PLUS LOIN

Plus de quatre siècles après les événements, Sekigahara n'est pas seulement un nom dans les livres d'histoire. Dans cette petite ville de la préfecture de Gifu, plusieurs lieux permettent encore de retrouver les positions des armées et de comprendre comment s'est jouée la victoire de Tokugawa Ieyasu. Une visite que j'aimerais entreprendre lors du voyage de 2028, pour découvrir sur place les lieux dont j'ai pu retracer l'histoire.

© sekigahara.pref.gifu.lg.jp

Le point de départ idéal est le Mémorial du champ de bataille de Sekigahara, un musée consacré à l'affrontement. Grâce à ses dispositifs immersifs, dont une grande représentation du champ de bataille et un film consacré aux combats, il permet de replacer les différents sites historiques dans leur contexte. C'est aussi là que se trouve le point d'information touristique, où il est possible de se renseigner sur les itinéraires et les visites guidées. 

© sekigahara.pref.gifu.lg.jp

Parmi les lieux qui m'intéressent particulièrement figurent les campements d'Ishida Mitsunari (石田三成) et de Tokugawa Ieyasu (徳川家康). Le premier se trouvait sur le mont Sasao, une hauteur qui offre une vue d'ensemble sur la plaine. Le second avait initialement établi ses positions sur le mont Momokubari avant de se rapprocher du cœur des combats. Ce déplacement constitue un épisode important du récit traditionnel de la bataille. Le mont Matsuo mérite également le détour : c'est là que Kobayakawa Hideaki (小早川秀秋) avait installé ses troupes avant de se retourner contre l'armée de l'Ouest. Ces trois sites permettent de mieux saisir l'importance du relief et des choix tactiques dans le déroulement de l'affrontement. 

D'autres étapes complètent cette découverte, notamment la tombe d'Ōtani Yoshitsugu (大谷吉継), allié de Mitsunari, ainsi que les monuments commémorant le début des hostilités et les positions des différents commandants. La préfecture propose sept itinéraires thématiques consacrés à des chefs militaires, dont Fukushima Masanori, Kuroda Nagamasa et Shimazu Yoshihiro. Ils permettent de suivre les événements à travers les choix et les déplacements de ceux qui y ont participé. 

Pour parcourir les sites, plusieurs solutions sont possibles. Des guides locaux proposent des visites adaptées au temps disponible, tandis que la location de vélos classiques ou à assistance électrique permet de relier plus facilement les différents points. Un circuit cyclable de 11,5 km est notamment prévu pour les débutants. Il passe par plusieurs lieux majeurs de la bataille et peut être complété par des portions à pied, notamment pour rejoindre certaines hauteurs. 

Parcours Tokugawa Ieyasu © sekigahara.pref.gifu.lg.jp

Les horaires, les tarifs et les conditions d'accès seront à vérifier avant le départ. Pour ma part, j'aimerais consacrer suffisamment de temps à cette visite pour ne pas me limiter au musée : c'est en parcourant les anciens campements et en observant la configuration du terrain que l'on peut réellement se représenter cette bataille qui a changé le cours de l'histoire japonaise.

À LIRE

Sekigahara, la plus grande bataille de samouraïs, de Julien Peltier

Pour approfondir cet épisode majeur de l'histoire japonaise, l'ouvrage de Julien Peltier constitue une lecture particulièrement intéressante. L'auteur replace la bataille dans le contexte des guerres d'unification, revient sur les rivalités qui opposent les grands seigneurs et accorde une place importante aux opérations militaires et aux conséquences de la victoire de Tokugawa Ieyasu.

Le livre permet ainsi de dépasser le seul récit d'une bataille décisive pour comprendre comment Sekigahara s'inscrit dans un conflit plus large, dont l'issue transforme durablement l'organisation politique du Japon.

Passés Composés · Parution le 25 août 2020 · 288 pages · 22 € (prix indiqué par l'éditeur)

SOURCES

nippon.com/fr, japan.travel/fr, sekigahara.pref.gifu.lg.jp/fr, passes-composes.com

IMAGE DE COUVERTURE

Le paravent Sekigahara Kassen Byōbu (関ヶ原合戦屏風) représente la bataille de Sekigahara. Cette réplique de 1854 recrée le paravent original Hikone-jō Bon Sekigahara Kassen Byōbu (paravent de bataille de Sekigahara, version château de Hikone) de Sadanobu Kanō, datant des années 1620 et qui fut par la suite un trésor du seigneur Ii de Hikone. Cependant, il ne s'agit pas d'une reproduction fidèle de l'original, présentant des omissions et des modifications notables dans sa composition. Il fait partie de la collection des Archives d'histoire et d'anthropologie culturelle de la ville de Sekigahara (collection du musée historique et folklorique de la ville de Sekigahara), provenant d'une collection privée d'un habitant de longue date d'Ōgaki, près de Sekigahara. (source : Wikipedia.fr)

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Sekigahara, la bataille qui ouvrit la voie au shogunat Tokugawa
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