À partir de ce jeudi 1er octobre 2026, les étrangers résidant au Japon doivent faire face à une importante hausse des frais liés à plusieurs démarches de séjour. La réforme concerne notamment les demandes de changement de statut de résidence, de renouvellement de la période de séjour et de résidence permanente. Les nouveaux montants viennent d’entrer en vigueur avec la modification du décret d’application de la loi japonaise sur le contrôle de l’immigration et la reconnaissance des réfugiés.
Jusqu’au 30 septembre 2026, une demande de changement de statut de résidence ou de renouvellement de la période de séjour coûtait 6 000 yens lorsqu'elle était effectuée au guichet, et 5 500 yens en ligne. Depuis aujourd’hui, le montant dépend de la durée de séjour accordée. Au guichet, les nouveaux tarifs sont les suivants :
| Durée accordée | Frais au guichet |
|---|---|
| 3 mois ou moins | 10 000 ¥ |
| Plus de 3 mois à 6 mois | 18 000 ¥ |
| Plus de 6 mois à moins d’un an | 25 000 ¥ |
| 1 an | 33 000 ¥ |
| Plus d’un an à moins de 3 ans | 48 000 ¥ |
| De 3 ans à moins de 5 ans | 64 000 ¥ |
| 5 ans ou plus | 75 000 ¥ |
Ces montants concernent aussi bien les demandes de changement de statut de résidence que les renouvellements de période de séjour. L'augmentation est particulièrement importante pour les personnes obtenant une longue période de séjour. Un renouvellement donnant lieu à une période de cinq ans ou davantage passe ainsi de 6 000 à 75 000 yens au guichet.
Les demandes effectuées en ligne restent légèrement moins chères, avec des frais allant de 10 000 à 65 000 yens, auxquels s'ajoutent des frais de paiement de 330 ou 550 yens. Le paiement en ligne ne se fait désormais plus par timbre fiscal, mais notamment par paiement dans un konbini ou par virement bancaire.
La hausse est encore plus spectaculaire pour la résidence permanente. La demande, qui coûtait auparavant 10 000 yens, passe à 200 000 yens lorsqu'elle est accordée. Certaines personnes pouvant bénéficier d'une réduction ou d'une exonération en raison de leur situation financière ou de circonstances particulières restent toutefois concernées par des dispositions spécifiques.
Toutefois, les dossiers reçus jusqu'au 30 septembre 2026 restent soumis aux anciens tarifs, même si la décision intervient après l'entrée en vigueur de la réforme.
Cette nouvelle hausse intervient dans un contexte assez paradoxal. Le Japon cherche à attirer davantage de travailleurs étrangers alors que le pays fait face à d'importantes pénuries de main-d'œuvre, mais renforce en parallèle le coût et le contrôle des démarches liées au séjour. Le gouvernement japonais souffle ainsi quelque peu le chaud et le froid sur la question de l'immigration : l'accueil des étrangers devient nécessaire à l'économie, mais leur présence s'accompagne de règles et de contraintes administratives toujours plus importantes.