La forte hausse des prix du riz au Japon entraîne une augmentation sans précédent des importations privées, qui atteignent 96 834 tonnes, soit près de 100 fois plus qu'en 2024.
Selon le Livre blanc du gouvernement sur l'alimentation, l'agriculture et les zones rurales, cette envolée s'explique par la flambée des tarifs de cette denrée de base. Si le Japon gère un contingent d'importation exempté de droits de douane dans le cadre du système de « minimum d'accès », les achats réalisés par des entreprises privées sont quant à eux soumis à un droit de douane de 341 yens par kilogramme et se limitaient traditionnellement à quelques centaines de tonnes par an. Le rapport ministériel exprime des inquiétudes face à cette hausse massive et à ses impacts potentiels sur la production nationale.
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Le document revient également sur les pénuries apparues à l'été 2024, attisées notamment par l'alerte au séisme majeur dans la fosse de Nankai qui pousse de nombreux ménages à constituer des réserves. En mai 2025, le prix de détail d'un sac de 5 kilogrammes atteint 4 260 yens, soit environ le double de l'année précédente, avant de se stabiliser à un niveau élevé autour de 4 000 yens.
Face à cette crise, le gouvernement reconnaît de réels dysfonctionnements. Les prévisions officielles sous-estimaient la demande, occultant l'impact conjugué de la hausse de la fréquentation touristique, de la baisse des rendements due aux fortes chaleurs et des achats de précaution des ménages. Le rapport pointe en outre la lenteur de la réaction étatique et le manque de concertation avec les grossistes pour libérer les stocks de réserve.
Image générée par Intelligence Artificielle, réalisée avec ChatGPT, 2025.