Kamakura, la forteresse spirituelle des premiers shōgun

L'histoire de Kamakura (鎌倉) ne saurait se résumer à celle d'une simple ville côtière ; elle marque une rupture civilisationnelle majeure dans l'histoire du Japon. Entre 1185 et 1333, le centre de gravité politique de l'archipel se déplace de l'élégance aristocratique de Kyōto (京都) vers la rigueur martiale de ce bastion côtier. C'est l'avènement du bakufu (幕府), le "gouvernement sous la tente", qui instaurera pour sept siècles la domination de la classe des bushi.

En 1185, au terme de la Guerre de Genpei, Minamoto no Yoritomo (源頼朝) triomphe du clan Taira (平). Toutefois, c’est 1192 qui grave Kamakura dans l'histoire constitutionnelle du Japon. C'est cette année-là que l'Empereur nomme officiellement Minamoto no Yoritomo (源頼朝) au poste de Seii Taishōgun (1). Si le titre existait auparavant pour des missions ponctuelles, Yoritomo en fait le premier Shōgun "permanent", instaurant une dynastie militaire qui allait supplanter l'autorité civile de la cour de Kyōto (京都).

En choisissant Kamakura comme siège de son pouvoir, il opte pour une forteresse naturelle. La topographie du site est unique : une plaine étroite ceinte par des collines abruptes sur trois flancs et ouverte sur l'océan au sud. Pour sécuriser les accès, les ingénieurs de l'époque taillèrent sept passages étroits dans la roche, les kiri-tōshi (切り通し), permettant de contrôler tout mouvement vers la cité. En s'éloignant de la cour impériale, Yoritomo s'affranchit de l'influence des courtisans pour forger un État fondé sur les liens de vassalité et la loyauté militaire.

Après la disparition de la lignée directe des Minamoto, le pouvoir effectif passe entre les mains du clan Hōjō (北条), la famille de l'épouse de Yoritomo, Hōjō Masako (北条政子). Sous le titre de shikken (執権), ou régents, les Hōjō consolident les structures administratives du pays. C’est sous leur égide que le Japon fait face aux menaces les plus graves de son histoire médiévale : les tentatives d'invasions mongoles de 1274 et 1281. La résistance victorieuse, bien qu'aidée par les vents kamikaze (神風), épuise les finances du shogunat mais renforce l'identité guerrière de la nation.

C’est également sous la régence des Hōjō que le bouddhisme Zen est importé de Chine pour devenir la doctrine officielle de la caste militaire. Contrairement aux rites complexes des écoles anciennes, le Zen prône la discipline, l'austérité et la maîtrise de soi, des valeurs en parfaite adéquation avec le bushidō (武士道), même si celui-ci n'existe pas encore en tant que tel (lire mon article sur le sujet). Pour structurer cette influence, le système des Kamakura Gozan (鎌倉五山), ou "Cinq Grands Temples Zen", est instauré sur le modèle chinois. Ces temples, dont le Kenchō-ji (建長寺) et le Engaku-ji (円覚寺), ne sont pas seulement des centres spirituels, mais d'authentiques institutions politiques et culturelles où se décide l'avenir de l'État.

La fin du shogunat de Kamakura est aussi brutale que son ascension. En 1333, une coalition de vassaux ralliés à l'Empereur Go-Daigo (後醍醐天皇) assiége la ville. Le dernier régent, Hōjō Takatoki (北条高時), acculé, se donne la mort avec plus de huit cents de ses partisans, marquant la fin de l'ère. Bien que la capitale politique se soit plus tard déplacée, l'héritage de Kamakura demeure : c'est ici que s'est forgée l'esthétique du vide, la rigueur monumentale et l'esprit de résilience qui imprègnent encore aujourd'hui la culture japonaise.

L'une de mes photos préféres prise à Kita-Kamakura.

Si nous y sommes allés, avec mon neveu, en 2017, c’est en 2023 que j’ai véritablement découvert la ville et  le nord de celle-ci, Kita-Kamakura (北鎌倉). Je m'y suis lancé un défi : marcher dans les pas des samurai en visitant les Kamakura Gozan (鎌倉五山)... Bon, raté, une journée n'a pas suffit !

Lors de ma journée, j'ai tout de même pu en découvrir trois :

  • Le Engaku-ji (円覚寺) : Idéalement situé juste à la sortie de la gare de Kita-Kamakura (北鎌倉駅). Ce temple, bâti en 1282 sous l'impulsion de Hōjō Tokimune (北条時宗), est un havre de paix entouré de cèdres centenaires. La cloche Ogura-no-kane (Trésor National) et le pavillon Shariden sont des chefs-d'œuvre. Un incontournable pour commencer sa journée de visite loin de la foule du centre.
  • Le Jōchi-ji (浄智寺) : Le quatrième des cinq grands temples zen. Bâti en 1282 par un moine chinois sous l'aile de Hōjō Tokimune (北条時宗) pour honorer les morts des invasions mongoles. Ce qui frappe ici, c'est l'harmonie avec la nature. L'escalier de pierre moussue et la porte de style chinois créent une ambiance beaucoup plus intime et mélancolique que dans les temples voisins. Ne ratez pas la grotte au fond du complexe qui abrite une statue en pierre de Hotei (布袋), l'un des sept dieux de la chance, dont le ventre est poli par les visiteurs qui cherchent la fortune. Un site très paisible et moins fréquenté.
  • Le Kenchō-ji (建長寺) : Fondé en 1253 par Hōjō Tokiyori (北条時頼), c'est le premier des cinq grands temples zen et sans doute le plus imposant. Fondé en 1253 par Hōjō Tokiyori (北条時頼), le complexe dégage une rigueur toute militaire. La porte Sanmon est monumentale et l'alignement des bâtiments est d'une géométrie parfaite. Ne manquez pas le dragon peint au plafond du Butsuden et le jardin zen à l'arrière du Hōjō, dessiné par le maître Musō Soseki

Il me reste désormais deux objectifs majeurs pour boucler ce cycle historique lors d'un prochain voyage : le Jufuku-ji (寿福寺), numéro trois fondé en 1202 par la veuve de Yoritomo, et le Jōmyō-ji (浄妙寺), le numéro cinq établi en 1188.

Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji
Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji

Le Engaku-ji, le Jōchi-ji et le Kenchō-ji

Kamakura recèle d'autres recoins plus secrets. Le Tōkei-ji (東慶寺) m'a particulièrement touché : fondé par Hōjō Sadatoki (北条貞時) en 1285, il a servi durant des siècles de refuge aux femmes victimes de violences conjugales, leur offrant une procédure de divorce unique au Japon. Le cimetière, niché dans une forêt de grands cèdres, est d'une beauté austère et abrite les tombes de nombreux intellectuels et écrivains. L'atmosphère y est d'une sérénité profonde.

Pour l'ambiance mystique, le Sasuke Inari-jinja (佐助稲荷神社), visité en 2017, est une merveille avec ses centaines de figurines de renards cachées dans la forêt. J'ai toujours une anecdote... Cette fois-ci, lorsque nous y sommes allés en 2017, nous sommes passés par derrière et nous avons quelque peu crapahuté pour l'atteindre... Car ce sanctuaire est caché dans la forêt, mais, normalement, on y accède par une montée bordée de tōrii vermillon. On y croise des centaines de statuettes de renards de toutes tailles, souvent recouvertes de mousse. C'est ici que Minamoto no Yoritomo (源頼朝) aurait reçu en rêve les conseils de la divinité pour ses victoires militaires. L'ambiance y est beaucoup plus sauvage et authentique que dans les sanctuaires urbains.

Enfin, le Hōkoku-ji (報国寺), également visité en 2017, et sa célèbre forêt de bambous offrent une parenthèse enchantée où déguster un matcha au son du vent dans les tiges géantes. Plus qu'un temple, c'est une expérience sensorielle. Si la petite forêt de bambous est l'attraction principale, le jardin de mousse est tout aussi remarquable. Je conseille vivement de prendre le forfait incluant le thé matcha au pavillon Kyūshū-an : déguster son thé face aux bambous géants est un moment de sérénité absolue. C’est un site un peu excentré, mais qui récompense largement l'effort.

Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)
Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)

Le Hōkoku-ji et le Sasuke Inari-jinja (2017)

Enfin, comment ne pas mentionner le Kōtoku-in (高徳院) ? Le Grand Bouddha, fondu au XIIIe siècle, est une icône de résilience. Je vous en parle plus dans cet article, d'ailleurs. C'est le symbole de Kamakura. Ce Grand Bouddha (Daibutsu / 大仏) de bronze est impressionnant par sa taille (13 mètres) mais surtout par son histoire. Il trône à ciel ouvert depuis qu'un tsunami, au XVe siècle, a emporté le bâtiment qui le protégeait. On peut même visiter l'intérieur de la statue pour la modeste somme de 50 yens. Malgré la foule, il s'en dégage une force tranquille incroyable.

Pour l'anecdote (encore !), je suis allé le matin au Yakumo-jinja (八雲神社), un sanctuaire qui ne paye pas de mine, mais où j'ai rencontré une joueuse de luth en train de répéter qui a gentiment accepter que je la prenne en photo. Situé dans la zone d'Omachi, il est réputé pour être le plus ancien sanctuaire de la ville lié à la protection contre les épidémies. C’est l’endroit idéal pour sortir des sentiers battus et observer la vie spirituelle locale loin des flux de touristes de la gare.

Vous l'aurez compris, Kamakura ne se visite pas en une fois. Pour mon prochain passage, outre les deux temples zen manquants, je compte bien explorer le Hase-dera (長谷寺) pour sa vue sur la baie, ou encore le Zeniarai Benten (銭洗弁財天宇賀福神社) où l'on lave son argent dans une grotte sacrée.

Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
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Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
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Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
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Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
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Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji
Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji

Le Tsurugaoka Hachiman-gū, le Kōtoku-in et le Tōkei-ji

En redescendant vers l'océan, on retrouve le tumulte de Komachi-dōri (小町通り) et la majesté du Tsurugaoka Hachiman-gū (鶴岡八幡宮). Ce sanctuaire est gigantesque ! Fondé par Minamoto no Yoritomo (源頼朝), il est dédié au Kami de la guerre. L'allée Dankazura, bordée de cerisiers qui mène au sanctuaire, est une démonstration de puissance architecturale. Si vous avez de la chance, vous y verrez des mariages traditionnels ou des entraînements de tir à l'arc monté (Yabusame). C'est le cœur historique de la ville, indissociable du clan Minamoto.

Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri
Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri

Balade vers le centre-ville et la Komachi-dōri

NOTE

(1) Il est crucial de noter que le titre de Shōgun n'était pas accessible au premier seigneur venu. Dans l'imaginaire féodal japonais, la légitimité pour diriger le pays au nom de l'Empereur était intrinsèquement liée au sang. Seules trois grandes familles ont ainsi obtenu le droit de fonder un shogunat durable :

  • Le clan Minamoto : À Kamakura (1192–1333). Même si le clan s'éteint rapidement au profit des régents Hōjō (北条), ces derniers durent maintenir des Shōguns "fantoches" pour préserver l'apparence de la légitimité.
  • Le clan Ashikaga : Durant l'époque de Muromachi (1336–1573), qui déplaça le centre du pouvoir à Kyōto.
  • Le clan Tokugawa : Durant la période d'Edo (1603–1868), qui stabilisa le pays durant plus de deux siècles.

Cette règle du sang était si forte que même un unificateur comme Toyotomi Hideyoshi, issu d'un milieu modeste, ne put jamais prétendre au titre de Shōgun, devant se contenter de celui de Kanpaku (Régent impérial).

COMMENT S’Y RENDRE

Prenez la ligne JR Yokosuka depuis la gare de Tōkyō (environ 60 min). Parcours conseillé : Descendez à Kita-Kamakura (北鎌倉駅) pour visiter les grands temples zen le matin, puis descendez vers le centre. Le petit plus : Empruntez le train Enoden, le wagon rétro qui longe la mer pour une vue inoubliable.

INFOS PRATIQUES

Horaires : Variable selon les temples visités.
Tarif adulte : Variable selon les temples visités, mais prévoyez entre 200 et 600 yens. Les sanctuaires, eux, sont gratuits.
Temps de visite moyen : Une journée minimum, et encore...

Site officiel

PHOTO DE COUVERTURE

© Le Japon et moi - 2023

HORS MENTION CONTRAIRE, LES PHOTOS DE CET ARTICLE ONT ÉTÉ PRISES PAR DOMINIQUE POUR LE JAPON ET MOI

Kamakura, la forteresse spirituelle des premiers shōgun
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